Paroles aux acteurs

Les Ambassadeurs à Vannes !

photo Les Ambassadeurs à Vannes !

TECH XV : Comment avez-vous vécu votre rôle d’ambassadeur ?

F. RIBEYROLLES : Je ne voudrais pas paraître prétentieux mais j’ai eu durant ces 48h la sensation de me sentir parfaitement à l’aise dans ce nouveau costume. C’était comme un retour aux sources, dans la simplicité et le dialogue. Une forme de complicité s’est installée très vite avec les différents publics, notamment avec les militaires et les pompiers que nous avons mis en situation dans les vestiaires pour vivre une préparation de match. En compagnie de Pierre-Henry Broncan nous leur avons parlé de solidarité, de courage, d’engagement…. De toutes ces valeurs indispensables à la pratique du rugby et à l’exercice de leur métier. Sincèrement quand on joue au rugby on ne met pas notre vie en danger, eux en revanche sont habitués à exposer la leur.

 

TECH XV : Vous avez aussi rencontré des étudiants en BTS et des apprentis en formation. Comment vous ont-ils accueillis ?

F. RIBEYROLLES : Avec les premiers nous avons abordé des sujets d’actualité comme le TOP 14, le XV de France, le rugby pro. Avec les apprentis du CFA, l’approche était différente. En fait, il s’agissait pour eux de nous faire découvrir leur futur métier. Les ambassadeurs ont donc fait de la peinture, du ciment, et toute une série de travaux inhérents aux métiers du bâtiment. Ces jeunes nous ont expliqué leur motivation, leur parcours et comme par magie un lien s’est crée entre tous dans une étonnante complicité. Vous pourriez me dire que nous étions loin du rugby. Et bien pas du tout, on était en plein dedans. Complices, à l’écoute, presque prêts à former un groupe, une équipe !

 

TECH XV : On sent bien que le terrain vous manque. Ou en êtes-vous professionnellement parlant ?

F. RIBEYROLLES : J’ai gardé une âme d’éducateur. C’est plus le contact avec les joueurs et l’équipe qui me manque que le jeu en lui-même. Je ne perds jamais de vue que le rugby est un prétexte, qu’avant tout il me permet, il nous permet, de créer du lien et de partager des valeurs et des convictions. J’aime voir mes joueurs s’épanouir, progresser et grandir humainement. Moralité aujourd’hui je me sens un peu orphelin. Je trouve le temps long, c’est vrai, même si j’ai profité des derniers mois pour bien m’occuper de ma famille tout en perfectionnant mon anglais. En trois ans avec Patrice Collazo nous avons fait monter La Rochelle en TOP 14, je ne désespère donc pas de trouver un président qui me proposera un projet. Entraîneur reste mon métier, ma passion. Je vais tout faire pour que ça continue et si je dois arrêter un jour c’est moi et moi seul qui le déciderait.