Paroles aux acteurs

L’année 2008 vue par les entraîneurs

Laurent LABIT entraîneur de Montauban (TOP 14), Christophe URIOS entraîneur d’Oyonnax (PRO D2) et Xavier BLOND entraîneur de Domont (Fédérale 1) font un retour sur leur début de saison et les objectifs pour 2008.

Laurent Labit : Notre objectif en 2008 c’est de faire aussi bien qu’en 2007. Autrement dit : objectif 10 victoires, synonyme de maintien. Cela dit réaliser quelques performances à l’extérieur nous permettrait de consolider davantage le groupe. Mais le plus important c’est de parvenir à résoudre le paradoxe suivant. Notre équipe se comporte mieux face à de grosses écuries comme Paris ou Biarritz que lorsque nous affrontons des formations de « notre championnat »…c’est-à-dire de ceux qui luttent pour le maintien. . Nous avons encore l’impression d’être une équipe « à risques ». L’état d’esprit est excellent et il faut qu’il le reste en 2008 pour justement apporter de la régularité dans la performance .On a donné deux jours de vacances supplémentaires …jusqu’au 2 janvier. Ensuite direction Biarritz pour un stage de 48h avant d’affronter le BO.

Christophe Urios : Ce que je souhaite avant tout c’est de prolonger en 2008 ce que nous avons réussi en 2007. C’est-à-dire en priorité préserver la dynamique qui règne au sein du staff. Pour la première fois dans mon métier j’ai eu les mains libres pour fédérer une équipe d’entraîneurs et de techniciens autour d’un projet sportif. Au niveau des résultats, le tableau de marche est respecté. L’état d’esprit est remarquable. Le jeu proposé, pour l’instant, tient en trois grands principes : la conquête, la discipline, la défense ! Reste un chantier important : l’aspect offensif de notre jeu. On va s’y attacher. Il faut développer chez les joueurs l’esprit d’initiative et l’envie d’imaginer des situations différentes. Aujourd’hui notre rugby est sérieux et appliqué, il faut qu’il devienne un peu moins prévisible. Enfin pour 2008 Oyonnax Rugby poursuit son grand projet : celui de devenir un club 100% région…afin de renforcer son implantation qui remonte, ne l’oublions pas, à 1908 .

Xavier Blond : Si je fais un rapide bilan, on est pas bien placé c’est évident. Avant dernier mais à 4 points du premier qualifiable pour le Jean Prat auquel on a goûté l’an passé. Donc tout est permis ; au match aller on bat le premier Bourg avec 4 essais mais on perd contre le dernier. Ce n’est pas normal ! Il nous reste donc 5 matches et il faut en gagner 4. ..ou bien 3 mais accompagnés de bonus .
Ce sera dur parce qu’à Paris c’est compliqué pour jouer au rugby : les horaires d’entraînements, les gars qui bossent, les transports. Je ne me plains pas mais ce n’est pas évident à gérer. Mon problème c’est de pouvoir compter sur un niveau constant de joueurs tout au long de la saison. A la rentrée on va faire une réunion et se dire les choses en face. Notre état d’esprit est bon mais il est perfectible .En fait ce que je veux mesurer c’est leur degré de motivation avant d‘attaquer le sprint final. Mais j’y crois et je reste persuadé qu’eux aussi !