Paroles aux acteurs

Deux questions à Eric BECHU

photo Deux questions à Eric BECHU

Avant d’aborder le dernier match de la phase aller, face à Toulon à Mayol, le Montpellier Hérault Rugby pointe à la deuxième place du Top 14, à un point du Stade Toulousain. TECH XV a rencontré Eric Béchu afin d’évoquer le reprise du championnat, mais aussi les malheurs du XV de France.

TECH XV : Comment avez-vous gérer cette longue interruption ?
E.BECHU : Presque comme une mini-intersaison ! Tout le monde a eu 10 jours de vacances. Les miennes ont été consacrées au jardin. J’en ai profité pour planter des arbres. Pour être entrainant il faut de la fraicheur et de l’appétit, et c’est dans la nature que je trouve ces ressources indispensables à la pratique de mon métier. Ont suivi 15 jours de travail physique, avec un gros rappel aérobie. Le problème c’est que nous n’avions que 22 joueurs à notre disposition, les autres (environ une douzaine) étaient en sélection. Maintenant il faut gérer la suite et un calendrier difficile. Nous allons rencontrer sur les 6 prochaines journées : Toulon, Biarritz, le Racing, Perpignan, Toulouse et Clermont…tous candidats déclarés aux premières places du TOP 14. Le Montpellier Hérault Rugby a réussi un bonne première partie de championnat, il s’agit désormais de confirmer sur la deuxième.

TECH XV : Comment analysez vous la lourde défaite tricolore de samedi face aux Wallabies ?
E.BECHU : C’est un sentiment partagé. D’un côté je me dis que c’est trop gros pour être vrai, qu’il n’y a pas une telle différence entre les deux équipes, et puis de l’autre on est quand même bien obligé de constater la réalité. Et la réalité c’est que nos Bleus ont tenu 50 minutes. Je suis en admiration devant la qualité de l’organisation Australienne ; devant cette capacité à conserver le ballon, ce souci du détail, cette vitesse mise dans toutes les actions entreprises. On voit bien que ce jeu est le résultat d’un travail en profondeur effectué sur la durée. A contrario les nôtres manquent de temps pour travailler. Mais en disant ça on enfonce des portes ouvertes.